Grands Jeux Fêtes de Noël ! www.le-grand-jeu.com Venez vous éclater et Gagner du cash au 08 92 79 16 16

-47-  posté le samedi 08 mars 2008 23:40




- Ça t’amuse sans doute de vouloir jouer les fumiers intouchables…

Il éclate spontanément d’un rire dénué de joie.
Aucune chaleur, aucune réaction humainement possible.
Un robot commandé par quelque chose qui ne peut être vu, et qui ne le sera sans doute jamais. Après tout, à chacun ses vilains petits secrets.


- Je ne te demande pas d’être ma psy, juste de fermer ton claque merde et de te retourner à tes pitoyables gribouillages de primaire. Tu penses que c’est à ta portée ?





Je ne trouve rien à répliquer. Le trou, le vide total. Pour la première fois de ma vie je suis entièrement démunie face à quelqu’un que je rêve pourtant de voir pourrir en enfer. Devant mon manque évident de répartie, je me retiens de lui balancer un doigt d’honneur des plus fourbes, mais cette idée totalement immature meurt dans mon esprit avant même d’avoir pu finalement voir le jour. Il me dédie un dernier regard haineux et quasi expéditif pour ensuite se replonger dans la lecture de son journal, qui ne semble pourtant guère le passionner. A contre cœur je tente de me concentrer une nouvelle fois sur mes exercices.

Je n’en reviens pas, j’obéis bien sagement.
Pas la moindre tentative d’affront ou de réplique mordante.
Est-ce vraiment moi ? Cette chose qui plie sans tenter de l’ouvrir impunément ? Il semblerait oui. Je dois vraiment être fatiguée aujourd’hui pour tout encaisser sans vouloir répliquer. Fatiguée ou bien blasée.






Je tente encore quelques instants de me concentrer pour finalement écrire quelques misérables lignes. Il faut que je me rende à l’évidence, je suis tout bonnement incapable de travailler cet après-midi. Je n’en ai aucune envie, et ma volonté semble avoir fondu comme neige au soleil. Je n’ai décidément plus rien à foutre ici, tant pis pour les conséquences ou les représailles. Je m’en moque éperdument, je n’ai pas le courage
d’affronter un texte supplémentaire.

Sans le moindre mot prononcé, je pousse ma chaise et me lève avec grand bruit, sous le regard guère surpris de Tyler qui se contente de m’observer, en simple spectateur. Un sourire méprisant se fige sur ses lèvres. Il se fiche pas mal que je sois en train de me tirer. Je dirais même plus que ça l’indiffère complètement. Tant mieux...
Sans un dernier regard en arrière, je disparais après avoir brusquement claqué la porte. Je crois bien que j’ai besoin de réfléchir.

De m’aérer…

lien permanent

-48-  posté le samedi 08 mars 2008 23:45




Tyler repose immédiatement son journal qu’il juge par ailleurs totalement inintéressant et s’étire longuement avant de se lever puis de fourrer son torchon dans la poubelle la plus proche. Ravi d’avoir une bonne raison pour aller écumer les bars de la ville plus tôt que prévu, il se décide à quitter la pièce avec légèreté.

Il s’engouffre dans le couloir menant à la sortie et ses pas le conduisent bien vite devant l’entrée principale, par laquelle il s’empresse de s’engouffrer. Il se contre fiche pas mal de la fuite de Kaley. Il irait même jusqu’à dire qu’elle l’enchante, pour une fois qu’elle arrive à faire quelque chose de partiellement utile dans sa vie, il ne peut guère lui en tenir rigueur. De toute manière, le respect des consignes et des règlements n’a jamais été son point fort, alors outrepasser les règles une fois de plus ou de
moins ne changera pas la donne.

D’un pas actif, il emprunte les escaliers, sans apercevoir la silhouette menue qui vient timidement à sa rencontre.


- Attends, murmure une voix frêle.






Il se retourne immédiatement en direction de sa provenance et découvre avec stupeur Stacy qui le dévisage avec une pointe de tristesse dans le regard. Il lâche un soupir désespéré. Certaines personnes sont véritablement adeptes de la souffrance morale, voire physique. Il n’arrive toujours pas à comprendre comment il est possible d’être à ce point crédule.

- Ça ne t’a pas suffit l’autre jour ? Demande-t-il d’une voix lointaine. Passe ton chemin, je n’ai pas particulièrement envie de te sauter maintenant.

Elle ne répond rien et ne semble pas en mesure de répliquer quoi que ce soit.
Tyler se stoppe et la toise avec mépris. Il n’arrive décidément pas à comprendre toutes ces femmes blessées qui s’accrochent à des espoirs inexistants, désespérément persuadées de pouvoir influencer le cours des choses. Qu’il est naïf de penser qu’on puisse avoir de l’emprise sur autrui, lorsque l’on est déjà incapable de gérer correctement sa propre vie.

lien permanent

-49-  posté le samedi 08 mars 2008 23:49




- Tu es décidément bien stupide Stacy…

Un sourire moqueur s’étire sur ses lèvres devant la détresse de cet objet animé par la seule perspective de pouvoir se construire un avenir nichée aux creux de bras protecteurs.

- Pourquoi tout t’indiffère tellement Tyler ? Qu’est ce que je t’ai fait ?

- Tu existes.

- Je… ? Commence-t-elle pour finalement interrompre sa phrase.

Sans doute cela vaut-il mieux de laisser les questions en suspend, sous peine de regretter ensuite d’en connaître les réponses. Elle baisse la tête et fixe intensément le sol avant de se redresser et de laisser son regard s’attarder sur le dos de cet homme qui s’éloigne, indifférent à l’idée de la laisser plantée là, seule.





Elle n’arrive pas à détacher ses yeux verts de sa silhouette, aimantée par son charme glacial. Comment est-ce possible d’aimer quelqu’un qui méprise ainsi chaque chose qui l’entoure ? Il a parfaitement raison, elle est stupide.
Stupide d’être tombée amoureuse d’un mort en suspend.





Tyler laisse son regard s’attarder sur les choses insignifiantes qu’il croise en route. Jouant négligemment d’une main avec les clés de sa voiture, il profite de la brise tiède qui vient caresser son visage à la peau pâle. Ce soir, il est bien décidé à se saouler jusqu’à en oublier son nom. C’est un des seuls moyens plausibles qu’il a trouvé pour pouvoir apaiser la rancœur qui le ronge sans qu’il ne puisse rien faire pour l’influencer.





Se délectant par avance de la future soirée qu’il va passer, seul en compagnie de son verre, qui comme d’habitude aura une fâcheuse tendance à se vider plus vite qu’il ne se remplit, il déverrouille à distance sa voiture garée sur le parking du lycée. Il s’installe rapidement au volant et démarre en trombe, un petit sourire énigmatique aux coins des lèvres.

Il aime povoir oublier le temps d'une nuit.
Oublier sa vie, oublier ses douleurs, oublier tout ce pourquoi il vit encore.
Juste s'oublier...

lien permanent

-50-  posté le samedi 08 mars 2008 23:59




A l’allure d’un escargot atrophié je m’engouffre dans la maison dans laquelle seul un silence de mort semble en mesure de répondre au moindre de mes pas. Sans grand conviction je monte directement à l’étage dans l’idée de m’écrouler littéralement sur mon lit et de me gaver de chips. Ma recette miracle et le remède à mes petits pépins quotidiens: un gavage intensif de chips. Cette pensée me tire un triste sourire cynique. Qui aurait cru qu’une simple rupture aurait eu sur moi un effet aussi déprimant ?
Moi la dernière en tout cas…

Il semblerait qu’un semblant d’humanité s’échine désespérément à survivre en moi. Et ce n’est pas vraiment pour me déplaire. Je suis humaine, ça rassure toujours... Je pousse finalement la porte et pénètre machinalement dans ma chambre pour finalement tomber nez à nez avec une frimousse familière aux yeux verts mouchetés. Suspendant son mouvement, Hayden me dévisage, un sourire indéniablement moqueur s’étalant sur son visage.

- Tu tombes à pique, me lance-t-il, je cherchais justement mon I-pod, tu ne me l’aurais pas « emprunté » sans autorisation par pur hasard ?

- Euh pas à ma connaissance…

- Sûre ?

Les mains sur les hanches, je lui lance un regard amusé.

- Sûre de sûre.

- Putain je l’ai foutu où…






Je l’observe s’affairer et m’assoies confortablement sur mon lit.

- Alors tu pars vraiment de la maison ?

Il arrête immédiatement ses recherches et se tourne vers moi, légèrement surpris par ma remarque.

- Oui.

- Ne me dis pas que c’est simplement pour le plaisir de tenir tête à Papa et Maman ?

Il se radoucit, et une moue attendrie se dessine sur son visage.

- Pas vraiment en effet.

Je le dévisage à mon tour et mon cœur se serre légèrement.
Je n’avais pas encore réalisé à quel point je pouvais accorder de l’importance aux gens.

Mon frère va me manquer, c’est indéniable.

lien permanent

-51-  posté le dimanche 09 mars 2008 00:06




- Pourquoi alors ?

Sans répondre, il s’avance vers moi et s’assieds à mes côtés.

- Serais-tu un peu trop curieuse ?

- A peine, ai-je ri.

Il sourit tristement avant de soupirer doucement.





- Ça peut paraître absurde mais j’ai été contrôlé positif au test d’urine au précédent match de foot avec le club.

- Positif ? A la marijuana ?

- Ouais, je fume de temps en temps et fallait que le test tombe deux jours après. C’est totalement stupide. Quoi qu’il en soit, ils ont envoyé une lettre à la maison et j’ai été viré de l’équipe. Alors je crois que l’histoire de l’appartement par rapport à mes notes de fac m’a fait péter un câble. J’ai peut-être un peu trop gueulé sur Maman, mais je pense que quitter la maison ne peut que faire du bien à tout le monde.

- C’est particulièrement débile comme motif, ai-lâché.






Il me considère avec surprise.

- Peut-être mais je considère que c’est une raison suffisante. Je ne vais pas passer ma vie à justifier les quelques joins que j’ai le malheur de fumer comme la moitié des jeunes de mon âge et m’engueuler avec les parents pour un oui ou pour un non. Et puis j’ai 19 ans, pas 5.

- C’est juste…

- Allez, tire pas la gueule, tu pourras toujours venir me faire chier quand tu voudras.

- Compte sur moi, ai-affirmé en riant.

- Je te fais confiance, emmerder le monde a toujours été une prédisposition naturelle chez toi.

Je lui tire immédiatement la langue tandis qu’il se relève et se dirige vers la porte.

- A un de ces quatre la naine.

- Connard, ai-je aussitôt répliqué alors qu’il disparaît rapidement derrière la porte.

Je reste un instant ainsi assise, immobile sur le rebord de mon lit, pour finalement me faire tirer de mes rêveries par le vibreur de mon portable, glissé dans la poche de ma jupe, tout contre ma cuisse.

lien permanent



 

Accueil | PC | PS3 | 360 | Wii | PS2 | DS | PSP | IPHONE | Web |
Jeux du moment : Bioshock 2 PC | Bioshock 2 PS3 | Call of Duty : Modern Warfare 2 360 | F1 2009 Wii | Assassin's Creed II : Discovery DS