L’aube se lève
lentement, accablée d’une pluie torrentielle. Allongée, la
tête négligemment posée sur le dos de sa main, Stacy observe
l’homme sommeillant à ses côtés, plongé dans un
profond sommeil. L’esprit encore embrumé par
cette nuit agitée, elle observe Tyler sans esquisser le moindre
geste. Réaction stupide. Conséquence stupide. Elle se retrouve une
nouvelle fois à la case départ. Elle, pauvre idiote affublée
d’un futur qu’elle ne pense même pas en mesure
d’acquérir. Sans doute se déteste-t-elle pour cela. A la fois
pour tout, comme pour rien. Elle sait, sans vraiment savoir.
Qu’est-elle au fond, hormis cette marionnette aux contours
illusoires ? Cet objet inutile, bon à jeter à la première
occasion, car c’est ainsi qu’elle se perçoit. Faible.
Seule. Et profondément
imbécile…
Elle passe une main
tremblante sur les lèvres de son amant, dessinant avec soin les
contours marqués par l’usure du temps. Temps qui
s’écoule impitoyablement. Temps qui marque les corps, les
esprits et les tempéraments. Temps qui passe. Seulement… Un
tressaillement agite un instant son corps, avant de se perdre dans
l’immensité de sa pensée. Elle pense pour mieux réfléchir, et
réfléchis pour mieux oublier. Oublier qui, pourquoi, et surtout
comment. Oublier cette question qui a un jour brûlée ses lèvres.
Celle qui fait si
mal…
« Comment en
es-tu arrivé là,
Tyler… ? »
Sans doute
t’es-tu perdue, pauvre petite chose dissimulée derrière ton
masque de faux semblant. Egarée, parmi tout, parmi rien. Tu subis,
tu encaisses. Tu rejettes. Parce que tu ne sais rien faire
d’autre. Naïve, tu continues de croire, avant de regarder la
vérité en face. Tu n’es rien… Rien de plus que cet
amas de chair abritant une âme pourrie jusqu’à la moelle.
Rien de moins qu’un esprit torturé par une éternité de
souffrance. Tu n’es rien de plus et rien de moins que toi
même. Tu es toi, et c’est déjà bien assez. Peut-être même
bien trop…
Stacy soupire doucement. Elle sait déjà tout cela sans même l’avoir deviné. Instinctivement, elle arrive à comprendre la complexité d’une situation, sans pour autant essayer de ligaturer ces liens étranges qui ont su faire partie des incommensurables imbécillités d’autrui.
Au fond, autrui est
doux. Autrui est mielleux. Autrui est bon et autrui est gentil.
Mais autrui ne sait rien. Malgré sa volonté, malgré ses actions,
malgré ses dires. Autrui n’est rien, hormis cette chose
horripilante et consolante qui pense déjà tout savoir et tout
connaître. Stacy s’assimile à cette métaphore radicale et
métaphysique. Elle est autrui, et Tyler ne peut être que
l’humain chagriné par la tournure des évènements qui
formèrent sa vie. Deux chemins opposés, et un destin volontairement
ignoré. Tu es l’un, l’autre est toi. Ridicule.
Remarquable.
Difficile…
Stacy est fatiguée. Fatiguée d’attendre, fatiguée
de vivre, fatiguée d’espérer. Les miracles n’existent
pas, les anges qui les accompagnent non plus… Pourtant
l’un dans l’autre sont indissociables. Alors
qu’es-tu Tyler ? Tu respires le même air, bois la même
eau, rêve des mêmes illusions infondées, et pourtant tu demeures.
Ainsi. Immobile. Presque sage dans ton impertinence. Tu n’es
rien. Tu es tout…
En toi, vit cette contradiction bienheureuse. Ce chemin béant vers l’absolution absolue. Pourtant, tu as refusé d’emprunter cette route. Etait-ce par vanité, par orgueil, par fierté ou par caprice ?
Tu es un tout. Un rien. Et pourtant tu demeures…
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Je sais que ça
n'a rien d'une vrai, grande et belle suite, mais je dois vous
avouer que même avec toute la meilleure volonté du monde, je n'ai
pas eu le courage de me replonger dans les Sims, alors j'ai
griffonné, gribouillé, écrit ça et là et ça a donné quelque chose
comme ça ^^
C'est un petit
apparté (que je dois l'avouer, j'aime beaucoup xD), en rapport avec
l'histoire mais sans pour autant correspondre à une véritable
suite. J'espère que
ça vous plaira quand même...
Bisous à tous, j'vous
aimeuh 
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¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯, petit









choùx
ven 14 nov 2008 18:40