Les rayons matinaux filtrent à travers les rideaux translucides du salon et viennent doucement caresser le visage, encore bercé par le sommeil, de Tyler. L’aube se lève à peine, enveloppant l’atmosphère matinale d’une bienveillante chaleur. L’éternelle cacophonie des oiseaux curieux s’élève et embaume la pièce d’une douce sérénité. Tyler remue doucement et s’étire de tout son long, le corps entier reposant sur le lino tiède aux couleurs gorgées de soleil. Agacé par le jeu de l’astre diurne sur sa peau pâle, il pousse un grognement mauvais et entrouvre légèrement les paupières, en prenant bien soin de détourner le regard de l’incroyable lumière du jour. Une main glissée en visière contre son front, il reprend peu à peu ses esprits et s’autorise un bâillement endormi. Ses yeux parcourent alors attentivement la pièce, et, la vision rendue difficile par la luminosité ambiante, il inspecte chaque recoin en clignant douloureusement des paupières, en équilibre précaire sur son bras droit. Rien de ce qu’il aperçoit ne l’aide dans sa réflexion géographique. Il n’arrive pas à reconnaître les lieux, et en vient rapidement à se demander quelle est la raison de sa présence ici…
Lendemain difficile au bar du coin ? Orgie qui aurait mal tournée ? Ou hébergement provisoire chez un ami de longue date ? Aussi incroyable que cela puisse paraître, il n’en a véritablement pas la moindre idée. Il secoue la tête dans le pénible espoir d’entrevoir des bribes de souvenirs de la soirée de la vieille. Mais hormis la délicate odeur de son dernier verre de rhum, rien ne s’impose à lui. Il n’a pourtant presque pas bu avant de se rendre ici, mais il semblerait que l’espace d’un instant, un trou noir ait pris la place de ses souvenirs les plus récents.
Il grommelle quelques phrases inaudibles et se relève doucement, l’esprit encore ankylosé. Il observe à nouveau la pièce, et son regard s’attarde soudain sur un morceau de tissu, légèrement dissimulé derrière l’ombre du sofa rouge. Ramassant non sans difficulté l’objet qui traînait au sol, il le porte au niveau de ses yeux, sans manquer de le tourner en tous sens. L’espace d’un instant, il croit avoir affaire à un vieux torchon blanchâtre que quelqu’un aurait négligemment jeté par terre, mais identifie finalement une légère robe beige. L’idée soudaine, et particulièrement troublante de se trouver chez une fille, lui traverse l’esprit.
Il n’était jusqu’à maintenant jamais resté chez une personne du sexe opposé, avec qui il aurait couché. Il s’était toujours débrouillé pour disparaître au beau milieu de la nuit, ou bien il s’arrangeait pour que la scène de l’action se situe dans un lieu public. Voire familier, bien qu’il n’emmène rarement de conquêtes chez lui, sous peine de devoir par la suite rendre des comptes à Dorian. Le blondinet avait la sale manie de toujours vouloir se mêler de ce qui ne le regardait pas, et n’hésitait pas à lui faire récurer les moindres recoins foulés par sa personne et où il avait passé la nuit en bonne compagnie. N’ayant rien d’une Cendrillon des temps modernes, Tyler avait donc choisi, par prudence, d’exercer ses formidables talents masculins en zone neutre. Ni chez l’un, ni chez l’autre, dans la mesure du possible pour limiter les effusions de sang.
Jurant de plus belle, les souvenirs de la veille viennent alors le percuter de plein fouet. Il ignore pourquoi il a mis tant de temps à se remémorer la raison de sa présence en ces lieux, mais une chose est pour lui irrémédiablement sûre, il se trouve chez elle. N’ayant presque rien bu, ni même pris d’illégal la veille, il n’arrive pas à comprendre comment il a pu atterrir ici de sa propre volonté... Au bout de quelques secondes de réflexion, il finit par hausser les épaules et se persuade alors que la réponse n’a finalement pas le moindre intérêt, ni la moindre importance. Il est venu, à tirer son coup, et va de ce pas, vite effectuer un magnifique demi-tour et ainsi parcourir le chemin en sens inverse. Jamais la perspective de rentrer chez lui ne lui a paru si attirante…
Il entreprend de s’habiller sans faire attention à la façon dont il peut bien ajuster ses vêtements. Ces mouvements, rendus fébriles par le désir de quitter les lieux au plus vite, trahissent le trouble évident qui déboussole ses sens et affolent affreusement ses pensées. Pourquoi diable est-il venu se foutre dans un merdier pareil quasi volontairement ? Il devait affreusement être en manque hier pour se lancer dans une approche aussi risquée et inattendue de sa part. Il s’était pourtant juré que le sexe ne deviendrait jamais une drogue. Encore des conneries proférées dans un moment d’égarement sans doute…
Il repère la porte d’entrée – qu’il qualifierait plutôt de sortie de secours dans son cas – et s’y dirige rapidement. Il n’a pas l’intention de perdre sa journée à jouer les nounous pour des jeunes filles dépressives en manque d’affection. Le simple fait qu’elles soient baisables lui suffit amplement, il n’a guère envie d’aller creuser plus loin dans les affres des sentiments de la gente féminine. Certes il ne peut nier que Stacy est attirante, mais la simple idée d’un futur en sa compagnie lui donne la nausée. Aux joies de l’amour et du couple il a depuis bien longtemps préféré celles du sexe et du célibat, et n’a jusqu’à présent jamais eu à regretter ce choix, qu’il ne peut s’empêcher de trouver particulièrement judicieux.
Jugeant qu’il a assez trainé dans cette zone à risque, il actionne la poignée de la porte. Malheureusement, celle-ci semble peu encline à accéder à sa requête muette, mais légitime, et reste figée dans le seul grincement métallique de la manette. Tyler jure à voix basse et se retourne à la recherche des clés dont il a grand besoin. Il ne compte pas passer le reste de sa vie dans ce trou à rats avec pour seule compagnie une blonde amoureuse, virant à l’obsessionnel.
Son regard parcourt une nouvelle fois la pièce de long en large, mais sa recherche demeure des plus infructueuses. Un nouveau juron s’échappe de ses lèvres révélant ainsi l’étrange anxiété qui menace de lui faire péter les plombs d’ici quelques minutes. Il déteste profondément tourner en rond comme un lion en cage… Alors qu’il poursuit son investigation, la porte blanchâtre de ce qui semble être la salle de bain s’ouvre à la volée, révélant la fine silhouette de Stacy, enroulée dans une grande serviette de bain lavande et entourée d’une écharpe de vapeur d’eau opaque. Elle pose sur Tyler un regard ravi, avant de laisser place à une moue inquiète. De toute évidence, elle est en train de s’apercevoir que la scène qui s’est déroulée la veille n’était finalement qu’un beau rêve qui venait alors brutalement de prendre fin sous ses yeux.
- Tu vas où ? Finit-elle alors pas lui demander maladroitement.
Tyler la dévisage sans aucune gène et laisse planer dans la pièce un silence pesant, qu’il se plaît à faire durer.
- Le plus loin possible, marmonne-t-il finalement en tendant la main ouverte vers elle d’un mouvement éloquent. Les clés !
Stacy a un bref mouvement de recul mais se reprend vite. Un soupir discret et déçu s’échappe alors de ses lèvres entrouvertes, comme marquant la fin de cette utopie illusoire. Elle aurait dû savoir dès le début que sa venue ne signifiait rien d’autre que l’expression de son désir pour les relations charnelles. Guidé par son taux hormonal, Tyler avait juste su à quelle porte frapper. La stupidité dont elle avait su faire preuve en arrivait presque à l’effrayer.
- Les clés ! Répète Tyler alors qu’elle demeure silencieuse.
- Dans le deuxième tiroir à gauche, lâche-t-elle alors.
Le jeune brun ne se le fait pas dire deux fois et se jette vers l’endroit indiqué avec fureur. Il s’empare de l’objet tant convoité et s’active pour l’insérer dans la serrure, qui se déverrouille d’un claquement sec.
- Tu…. Je…
Mais Stacy n’a pas le temps de compléter son ébauche de phrase que Tyler s’élance déjà le long du couloir sombre du bâtiment. Silencieuse, la jeune femme ne peut que contempler le dos musclé de son amant qui s’éloigne rapidement sans un regard en arrière. Tout ce qu’elle peut encore se permettre de faire désormais, c’est d’essayer de continuer à suivre ce dos, tout en sachant que jamais, elle ne parviendra pourtant à l’atteindre.
Lentement, elle se laisse glisser le long du mur auquel elle est adossée, songeant amèrement aux souvenirs douloureux qui continueront à hanter ses rêves. Elle peut toujours essayer d’oublier, mais ne pourra sans doute jamais s’empêcher de souffrir…
Une larme translucide se fraye un chemin le long de sa joue, et vient mourir silencieusement à même le sol. Un jour elle s’était promis que ce genre d’erreur serait le dernier. Aujourd’hui, elle ne peut donc qu’essayer de se renouveler cette promesse. Après tout, l’erreur est humaine…
*
* *
La soirée est déjà bien avancée. Assise au centre d’une grande tablée de joyeux lurons, je dévisage nonchalamment et tour à tour les personnes présentes. Je ne peux m’empêcher de remarquer que ce genre de réunions est généralement connu sous le nom de repas de famille. Et aussi étrange que cela puisse paraître, dans l’expression « repas de famille » on retrouve le terme « famille ». Alors pourquoi la vision de Tyler, attablé aux côtés de mon frère de la manière la plus naturelle qui soit, me choque-t-elle autant ? Aux dernières nouvelles, il ne fait pas encore parti de mes plus proches parents, ou alors c’est qu’il reste à ma mère des choses à dévoiler au sujet de ses relations extraconjugales passées…
Pour surprise que je suis, je n’en reste pas moins troublé par le sourire énigmatique qui semble s’être brutalement figé sur ses lèvres depuis le début du repas, à tel point que je commence à me demander si je n’ai pas la berlue. J’ai déjà vu des éléphants roses ; des Hayden à pois verts, mais des Tyler à l’air plus ou moins ravi de quelque chose, c’est une grande première !
Assis à ma droite, mon oncle étouffe un bâillement ennuyé qui aurait pourtant bien pu lui décrocher la mâchoire. Ses yeux bleus océan plantés dans les miens, il me lance un sourire ravi suivi d’un rapide clin d’œil avant de reporter son attention sur la raison de l’origine de cette réunion. Blasée comme toujours par ses airs de gamin échevelé, je laisse à mon tour mon regard s’attarder sur les deux femmes d’âge mûr, assises côte à côte, les mains soigneusement enlacées. Leurs airs enjoués font plaisir à voir. Etrangement, la vision de leurs tenues excentriques beaucoup moins. J’ignorais que la célébration, pour le moins tardive, d’un pacs était sujette à un bal costumé façon années 80…
Remarquant mon regard insistant peser sur elle, Kitty se détourne un instant de son amie pour me dévisager, un sourire mesquin aux coins des lèvres. Depuis que je la connais, ma tante n’a pas changé d’un pouce. La même éternelle masse de cheveux châtains coupés courts, les mêmes yeux bleus pétillants de malice et le même caractère exécrable et exaspérant que dans mes souvenirs d’enfance. Pas de doutes possibles, il s’agit bel et bien d’un membre de la famille. A croire que notre trait de caractère principal ressemble plus ou moins à un naturel direct, franc, voire carrément expéditif. Sans doute les mots tels que douceur et délicatesse ont-ils été à jamais bannis de notre vocabulaire depuis des temps immémoriaux.
- Alors ma belle, comment se porte le petit Josh ?
Evidemment, ma tante a toujours su trouver les mots nécessaires pour appuyer là où ça risquait de faire mal. Tyler me jette un regard en coin, visiblement intéressé par ma gêne apparente. Sentant que je commence à m’aventurer en terrain glissant, je bredouille faiblement que nous ne sommes plus ensemble et tente de lui faire comprendre que changer de sujet de conversation serait décidément une bien bonne idée.
- Courage ma chérie, tente-t-elle de me consoler. Se faire larguer c’est jamais vraiment évident.
J’ai une grosse envie de lui balancer les raisons du pourquoi du comment mais me ravise finalement. Je ne suis pas venue ici pour étaler ma situation amoureuse actuelle, et ne suis guère encline à lui expliquer ce pourquoi JE l’ai quitté.
Curieuse de nature, Kitty se penche davantage au-dessus de la table pour tenter de se rapprocher de moi et essaye de se la jouer entremetteuse de première catégorie.
- Entre nous, il y a plein d’autres prétendants envisageables…
Comme pour illustrer ses propos, elle effectue un brusque mouvement de tête en direction de Tyler. Devant ce conseil des plus douteux, j’aurais explosé de rire si ce dernier ne me renvoyait pas régulièrement des regards moqueurs. Pourquoi mon imbécile de frère s’était-il senti obligé de ramener avec lui ce dépravé de première ? A croire qu’il n’était pas assez grand pour affronter tout seul nos parents depuis qu’il les avait plantés en leur balançant leurs quatre vérités, pour ainsi éviter d’avoir à entendre les siennes à son tour. Froussard.
- Si tu pouvais m’épargner ce genre de plan pourri, ai-je soufflé.
- Ne compte pas trop sur moi, rétorque-t-elle.
Je lève les yeux au ciel, abasourdie par tant de bêtise. J’avais oublié à quel point ma mère et sa sœur pouvaient se révéler particulièrement agaçantes dès qu’on leur en donnait l’occasion… Pour oublier cette conversation exaspérante de vérité, je plante ma fourchette dans le premier grain de maïs qui me tombe sous la main et le porte à ma bouche. Ce n’est pas avec ça que je risque de me remplir l’estomac, mais ça a au moins le mérite de m’occuper l’esprit. A l’aide de l’ustensile métallique, je trie alors lentement les petits grains jaunes éparpillés dans mon assiette blanche.
Je m’emmerde. Et je m’emmerde tellement que j’ai envie de trouver le premier prétexte venu pour fuir un instant le brouhaha familial qui empli désormais la pièce. Arguant une violente envie d’aller au petit coin, je m’extirpe rapidement de ma chaise et me dirige sans un mot et regard en arrière vers l’étage inférieur de la maison de mon oncle, à la recherche de ce pourquoi je suis partie. Je pénètre donc dans les toilettes avec la ferme intension de m’y enfermer pour une durée indéterminée…
Résultat des courses ? J’en ressors au bout de cinq minutes, l’esprit accablé par mon évidente stupidité. Est-ce vraiment les discours barbant de ma famille que je fuis ? Ou simplement le regard exubérant et provocateur de Tyler ? Après avoir retourné la question en tout sens, je m’aperçois que je n’ai guère avancé dans la recherche de réponse, et décide finalement d’aller me laver les mains. Si l’eau pouvait aussi laver les problèmes existentiels et l’indécision, ça m’arrangerait à un point inimaginable…
Malheureusement pour moi, hormis la sensation du liquide brûlant parcourant ma peau, je ne ressens rien d’autre. Je ne suis ni soulagée, ni heureuse, ni en colère. Juste perturbée par je ne sais quoi, ce qui ne fait qu’augmenter ma frustration sur l’incapacité de me cerner moi-même. Remarquablement stupide, cela va de soi !
Décidée à me débarrasser de ce sentiment désagréable, je m’essuie brièvement les mains et décide de quitter la pièce sans savoir si je vais immédiatement retourner à table ou juste m’enfermer à double tour dans la chambre de mon cousin comme une gamine boudeuse. Encore un sujet sur lequel je n’arrive à trancher sur la décision à prendre. Au pire des cas, je n’ai qu’à prétexter une brusque envie de dormir, et tout le monde me fichera la paix. Après tout l’objet de cette réunion éclair, c’est ma tante et sa copine, pas ma personne. Chose dont je ne peux que me réjouir, d’ailleurs. Je ne suis guère friande de l’attention démesurée qu’aime à me porter les membres de ma famille. J’ai alors l’impression de devenir un sujet de discussion un peu trop enclin à débat, ce que je ne supporte pas.
Alors que je suis sur le point d’ouvrir la porte de la chambre voisine, un bruit de pas provenant de l’escalier résonne dans le couloir. Déterminée à ne pas passer pour un déserteur aux yeux de la personne qui est en train de descendre bruyamment les marches, je colle mon téléphone à clapet à l’oreille et fais mine de parler à Kali au sujet du dernier devoir de maths que nous avons toutes deux royalement foiré. Tournant le dos à l’empêcheur de tourner en rond qui se rapproche lentement, j’engage une conversation de sourd avec mon propre mobile.
- Non, la correction est à faire pour mardi, pas demain.
Je force volontairement ma voix, de façon à faire comprendre à l’opportun qu’il est inutile de chercher à me déranger dans mon monologue solitaire.
- Au pire si tu n’y arrives pas, t’appelle Selma. Avec sa moyenne de maths de scientifique de mes deux, elle saura surement t’aider pour l’exo 4.
Je ne peux m’empêcher de remarquer que ma réaction ressemble de près à une tentative de fuite. Et la mise en application à un copiage bête et méchant de toutes les séries américaines, mièvres à mourir, qui mettent en scène des personnages entretenant un dialogue vierge avec leur téléphone dans l’espoir que l’élu de leur cœur ne les verra pas en train d’esquiver une situation embarrassante. Absolument fantasmagorique comme comparaison…
Doucement, une main froide se pose sur la mienne et me confisque délicatement le mobile. Je me retourne, partagée entre la surprise et la colère, et me retrouve nez à nez avec la seule personne qui n’aurait pas dû se trouver là.
- C’est plus facile de téléphoner à quelqu’un avec un portable allumé, me précise Tyler d’une voix calme.
Un frisson parcourt mon corps. Reprenons. Je viens de passer deux minutes au téléphone avec un fantôme dans l’espoir d’éviter les remarques exaspérantes de la brochette familiale en train de diner à l’étage supérieur, et viens de me faire magnifiquement remettre à ma place par l’unique membre qui n’appartient pas à ma famille, et dont j’aurais la fâcheuse tendance à qualifier de suprêmement horripilant. Bilan de la soirée : je veux me pendre au frigidaire…
- Je… euh…
Je m’efforce de rester calme, mais mes pitoyables bredouillements ne peuvent que témoigner que c’est le contraire qui est en train de se passer.
- Ne te fais pas plus sotte que tu ne l’es déjà, je sais que ma présence te dérange.
Là, maintenant, tout de suite, oui. Plus que tout autre chose. Et sans doute cet abruti l’a-t-il senti, car il se rapproche avec une lenteur exaspérante de mon cou, pour venir y déposer un baiser humide. Il joue à quoi là ?
Lentement, ses lèvres migrent jusqu’aux miennes, que je me borne à laisser délibérément fermées. Et pourtant, quelque chose cloche dans ma réaction, je ne tente pas de le repousser. Juste de parer ses offensives entreprenantes.
- Un problème Kaley ? Me susurre-t-il de sa voix suave.
En effet, j’ai un gros problème. Et celui-ci a le malheur de se trouver juste devant, et de se montrer terriblement attirant…
Lentement, il fait glisser sa main le long de mon poitrine, et l’a fait s’engouffrer dans le pantalon barrant l’accès à mon bas-ventre. Là encore, je ne fais rien pour l’en empêcher. Je me surprends même à l’encourager silencieusement à poursuivre. Lorsqu’un de ses doigts pénètrent avec délice dans mon sexe, je consens mes lèvres à s’entrouvrir pour permettre à sa langue de venir jouer violemment avec la mienne. Je choisis de me laisser faire, pour profiter de ce petit instant de plaisir, auquel je ne comprends décidément rien.
Finalement, aussi brusquement que le plaisir s’est engouffré dans mon corps, il s’en échappe alors et disparaît de mon esprit, faisant doucement tomber le masque de brume qui entravait jusqu’alors ma conscience.
- Je…, ai-je une nouvelle fois bredouillé.
Tyler me toise de toute sa hauteur, comme satisfait de son petit jeu. Son éternel sourire hautain de nouveau figé sur les lèvres.
- Tu es décidément bien inutile Kaley… Trouve quelqu’un pour te finir, tu mouilles comme une pucelle.
Connard…
Tyler me lance un dernier regard satisfait, fait volte-face et disparait le long du couloir.
Connard…
Je l’entends lentement monter les escaliers, comme si le bruit de ses pas se répercutant dans la pièce plongée dans l’obscurité était une victoire de plus sur mon incroyable faiblesse d’esprit.
Connard…
Sombre connard…
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Alors, qui n'avait
pas compris que Tyler était un connard ?
Décidément ce mec ne
fera jamais rien comme tout le monde XD
Voilou, la suite aura
mis un véritable temps fou à venir, et j'en suis désolée, mais vous
êtes au courant au sujet de mes études, donc j'espère que vous me
pardonnerez de mon trainage forcé *-*
En tout cas,
j'espère aussi que cette petite suitounette vous aura fait plaisir,
c'est quand même le but de la manoeuvre
xD On se retrouve au plus vite pour
la prochaine maj (ne vous attendez pas non plus à des miracles
hein =D)
Bisouus à tous,

Mizanam
Et comme Mamito Gwen Cécile n'allait pas
s'arrêter en si bon chemin. Après Sonny c'est le tour de
Tyler d'avoir droit à son super poème de la mort qui tue 
Tyler.
Oh, Tyler, Tyler, mon petit
Tyler
Je
rêve de t’accompagner chez le
coiffeur
Et
si c’est pas ouvert on ira au
ciné
Histoire
de, jusqu'au bout te faire chier.
Sous tes airs d’iceberg
national,
Ô,
TDLL sorti du Graal,
Je
sais que se cache une grande
sensibilité
Même
si tu la cache bien, je dois l’avouer
^^’
Et même si souvent, me prend
l’envie de te
taper
Parce
que Stacy tu vas (justement) te
taper
Mon
amour te pardonnera toujours
tout
Parce
que (pardon Sonny) il est plus fort que
tout.
Mon petit pixel d’amour
que mamie perdit un
jour,
Dans
mon cœur et mon ordi tu perdureras
toujours,
et
jamais je ne pourrais
oublier
Tes
allures d’homme-glaçon
confirmées.
Cess
Merci Mamie d'amour
que j'aime 
Edit du 26/01: Si jamais le courage m'assaille pendant les vacances, il est possible qu'il y ait une petite surprise pour tous xD
Toi aussi tu Brutises ? (qu'est ce que
c'est inutile, mais qu'est ce que c'est tripant de voir des pixel
se taper dessus
)
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